Parents à l’écoute


Une situation difficile


Être face à une situation difficile vécue par nos enfants ou adolescents nous laissent parfois sans ressources, avant de vouloir agir nous vous suggérons de passer par les étapes suivantes…


1     Avant d’entamer la discussion,

prenez chacun quelques temps pour déposer vos émotions. Prendre un bain, se faire un thé. Écrire et déposer sa colère ou sa panique sur des feuilles blanches… Poser son émotion pour faire de la place à l’écoute.


2     Prenez soin de vous installer confortablement...

dans un espace où vous ne serez pas dérangés, prévoyez d’y consacrer entre 20 et 40 minutes, et de ne faire que cela. Veillez à ne pas être dérangés ou interrompus (autres membres de la famille, téléphone, mails…)
Dites à votre enfant ou adolescent que vous êtes 100% à son écoute et écoutez le sans être distrait.


3     Si vous êtes pris dans une tourmente d’émotions en écoutant,

votre cerveau risque de trier les infos ou de vouloir apporter votre solution....
Soyez vigilant!
À ce moment, pour bien écouter, respirez et prenez des notes. Ou dessiner simplement, et proposez à l’enfant de dessiner en même temps, pour aider les parties de votre cerveau au commande du raisonnement à lâcher-prise.


4     Demandez confirmation à l’enfant, l’adolescent

afin de vous assurez que vous avez bien compris. L’enfant et l’adolescent peut avoir besoin de se corriger, de changer d’avis, ou de préciser sa pensée.
Il peut également avoir besoin de vous savoir juste à ses côtés, à son écoute, et avoir besoin d’être rassuré. N’utilisez pas ses propos sans son consentement. Accompagnez-le plutôt dans la réflexion. Si les faits vous paraissent trop graves, alors posez les faits avec vos émotions, de sorte de vous autoriser à prendre par la suite des décisions “à tête posée” pleines de sagesse et de discernement.
Quelles que soient les décisions qui vont être prises, elles vont impacter votre enfant, aussi accompagnez-le avec des mots rassurants.


5     Pour l’instant

il faut juste prendre conscience de ce qui lui arrive sans passer à l’action… Courage !


Dans les cas de harcèlement, l’enfant, l’adolescent n’a bien souvent pas besoin de l’avis du parent. Écoutez-le simplement et attentivement.


On apprend beaucoup à observer émotionnellement et sans jugement un enfant, un adolescent qui exprime ses émotions.
Apprenez à être juste une personne dans un corps physique avec un coeur qui bat et respire, auprès d’un corps physique avec un coeur qui bat et respire.




    
Si l’adolescent, l’enfant ne parle pas, demandez-lui de vous raconter une histoire drôle.
S’il se met à pleurer, écoutez les pleurs.
S’il ne parle pas, écoutez le silence - Dites lui que vous mesurez à quel point cela doit être difficile pour lui puisqu’il n’arrive même pas à en parler.
S’il se fâche, écoutez la colère.
S’il se renferme, restez assis là, en silence, sans le regarder.
Asseyez-vous et ne bougez pas.

Quand l’enfant vous parle, l’autoriser à ne parler que de ses émotions et ses sentiments pendant plusieurs jours.
Ensuite, invitez le à raconter les faits, par des petites questions. Faites des pauses entre les questions. Il n’est pas simple de structurer les faits liés à une dynamique de harcèlement. Créez du vide, du silence. Soyez dans l’observation, la vigilance.

Quelques questions parmi bien d’autres :
   Comment te sens-tu ? (nommer l’émotion)
   Que s’est-il passé ?
   Où était-ce ? Poser des questions sur le lieu
   Quand? À quelle heure ?
   Étais-tu accompagné ?
   Quels étaient les enfants/ados impliqués ?
   Y avait-il des observateurs ?
   Des adultes ont-ils été témoins ?